NO THANKS
Acrylic on paper & canvas, 200 x 200 cm, 2025.
From the collectiv show : Sur les murs, la peinture ! Atelier des Capucins, Brest, Fr.
Le logo original «Atomkraft ? Nej tak» a
été dessiné par la danoise Ann Lund en 1975. Très vite, le slogan a
été traduit dans de nombreuses langues et s’est répandu à travers
le monde jusqu’en Bretagne au moment des luttes anti-nucléaires,
notamment lors de la contestation du projet de construction de la
centrale de Plogoff.
«Nukleel ? Nann trugarez» apparaît
pour la première fois en 1979 dans la région : on l’aperçoit en
autocollant à l’arrière des véhicules ou en badge sur les vêtements.
Depuis, le visuel a été maintes fois détourné en reprenant toujours
ce slogan interrogatif et cette formule de politesse. Le soleil rouge
change de couleur ou disparaît parfois au profit d’un autre symbole : «Pesticides ? Non merci» «Énergies renouvelables ? Bien sûr» «Bassines ? Non merci» etc.
À la tête de la société Space X, Musk ne cache pas ses ambitions de conquête spatiale en arborant son slogan «Occupy Mars» sur
ses tee-shirts. Cette volonté affichée par l’homme le plus riche du
monde perpétue une mentalité colonialiste qui s’illustre également
dans son engagement en faveur de la politique de Donald Trump et des
partis d’extrême droite à travers le monde.
La
peinture s’inspire du logo d’Ann Lund, mais le soleil a été remplacé
par la figure de l’alien. Le petit homme vert s’inscrit dans un
mouvement antifasciste universel en s’opposant à Musk. Toujours de
façon courtoise, la traduction multilingue du slogan perpétue la
tradition d’un ancrage régional des luttes internationales et
spatiales.
«Elon Musk ? Ni ici, ni ailleurs !»
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